Le Jdr c'est has been

Dans Divers par Iblitz - 15:16 - 14.12.2016

Tags : Run Away

Comme expliqué dans ma grosse phase de râlerie :
- Le jdr stagne et se complait dans une pratique rétrograde
- Le jdr ferait mieux de s'inspirer de ses enfants, comme des autres médias pour s'épanouir.

Si les narrativistes et les vagues créatives américaines, espagnoles et nordiques ont apportés du sang neuf et de nouvelles pratiques, le jdr reste un loisir à part. De niche diront certains. Nous ne souffrons plus de l'étiquette du groupe d'ado dépressif, mais plutôt d'un syndrome élitiste.

en considérant notre loisir comme un média, il est le plus hermétique. Tv, BD, JV ont su par les années s'interpénétrés, échangés des codes et des pratiques. Modifier leur formats et s'approprier des publics variés. Certains ont même su se transformer suffisamment pour être partout à la fois. Il est qu'aujourd'hui, les autres médias parlent du jdr mais le jdr lui ne parle pas le même langage, il a le sien, unique, hermétique.

Si je râlait il y a quelques années quand on me demandait si je trouvais le OM pas trop cheaté...
Je serai bien heureux aujourd'hui que ces dénominations et ces raccourcis se vulgarisent.

Comme discuté avec d'autres sur divers réseaux, le format jdr c'est 12x8h. Pour ma part je suis passé à 5x4h (et parfois plus faut pas déconner).

Je côtoie des joueurs souvent plus jeunes que moi. Leur besoin et leur approche du jdr sont bien différentes des miennes. Ils ont un bagage ludique très différents du miens, mais leur attentes recoupent les miennes. Alors certes on ne s'émeut pas de la même façon sur ce que peut représenter la rudesse du gameplay d'un warhammer, mais on est bien content de partager 5h de castagne et de pouvoirs spéciaux autour d'une table. Une petite histoire pour ficeler le tout, une ambiance pour rendre ça plus rugueux et voilà. Certes le développement personnel des perso passe à la trape et la phase d'XP et de Loot se réduisent à l'essentiel, mais tout est là. Interaction sociale, gameplay, échanges, fiche de perso, interprétations, histoires, chips... on fait du jdr quoi.

Le JV est selon moi le médium qu'il faudra apprivoiser dans les années à venir. Il faudra percer cette bulle qui enferme les joueurs actuels par des jeux Ovni qui piochent dans toutes ces influences colorées, comme le JV a su le faire avec D&D. Les plus narratifs courtisent avec le cinéma, la poésie, la littérature et parfois la psychanalyse. Si ces derniers campent bien leur positions, ils forment une bulle plus fermée encore que celle du jdr mainsteam comme on le pratique depuis 30 ans.

Pour moi il faut d'abord revoir le format et le mode de création. Revoir la publicité que l'on en fait. Et actualiser les thématiques. Si Cthulhu à le vent en poupe chez les ludistes de tout poil, c'est juste un phénomène commercial qui ne parle pas du tout aux nouvelles générations de joueurs.

Le jdr se doit de sortir du placard. Mais il doit sortir en forme et plus sexy que jamais. Il va d'ailleurs s'inscrire à un club de fitness et commencer par faire quelque push-ups. Le jdr doit plaire, au sens large, s'approprier des contenus peu abordé encore, se gaver de série et de films modernes, s'incruster de manière positive dans d'autres médias comme on a pu le voir de façon optimiste (dans Stanger things, où les gens "anormaux" c'est les autres) pas comme Big Bang Théory (où la moindre partie les rend encore plus creepy).

Faire une cure de dés-intox et se montrer sous un jour nouveau et moderne. Arrêter de jouer avec des livres de 300 pages pour se prouver une existence en tant que "bon produit". Proposer des alternatives ludique souple, qui tacle la multiplicité des chiffres par l'astuce et l'intelligence d'une idée, aussi simple soit elle. Exploiter des concepts ludique, plutôt que des routines usées.

Voila, le placard est ouvert. Essuie toi les yeux, redresse toi et prend ton envol !

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Les Lapins

Dans Work par Iblitz - 12:53 - 19.08.2013

Tags : Lapin, convention, Conv', Work in progress, cartes, Bunny, Run Away

Je reviens tout juste du Bruxelles Games Festival et de ses 32h de jeux on stop en plein coeur de Bruxelles. Après plusieurs parties de "Lapins" (qui cherche encore son nom, entre Bunnies, bunnny bunny run run, running bunnies et autres...) et une partie de jdr.

Ce charmant lapin en peluche est mon nouvel accessoire de décoration du stand des lapins. Trouvé chez Colryut et déposé sur une belle moquette Ikéa imitation gazon, il participe aux démonstrations du jeu.

Après pas mal de parties, j'ai simplifié le jeux qui prend une tournure encore plus rapide. Cependant, il va me falloir augmenter la moyenne d'âge de jeu, car même si le stand est mignon et l'aspect des cartes encore un peu simpliste, le thème reste trompeur.

Ici pas d'histoire de chasse aux oeufs ou de carottes. Pas de renards ni de chasseurs ni de loups. Ça parle de la persécution de nos pauvres lapins par leurs congénères du sexe opposé. Trés cartoon. Le thème se prête bien à une tranche d'âge adolescente et adulte sous couvert d'une allure mignonne presque enfantine. Pourtant des enfants de 7 ans s'amusent aussi. Mais durant le salon, peu des jeunes visiteurs n'avait l'habitude des jeux de cartes rapide et le coté délirant du système leur à légèrement échappé.
Les habitués des jeux de cartes ont donc un peu boudé les démonstrations pensant qu'il s'agissait d'un jeu pour enfants, et les enfants souvent très jeunes ne pouvaient pas vraiment s'amuser avec. J'ai donc raté ma cible.
Je ne désespère pas car de nombreuses démonstrations ont eu lieux et beaucoup de demandaient s'il n'était pas déjà édité, pourquoi cela n'était pas déjà le cas, ou encore si des extensions étaient prévues.
Beaucoup de jeunes de 17 à 25 ans sont restés autour de la table pour enchaîner les parties. La peluche faisant office de balise pour attirer les groupes de joueurs (souvent stoppés devant la table par une des joueuses s'écriant "troooop mignon !"). Le tapis lui, en plus de donner du volume permet un confort de jeu bien agréable je dois l'avouer.

Mon petit bilan sur la démo. Le stand est fonctionnel, mais il va falloir rattraper un peu la com' autour du thème pour éviter les quiproquos et les qwaks. Encore modifier les règles Ajuster le decks pour qu'il tourne de 3 à 6 joueurs.
Un évènement à refaire !


La photo est de Laetitia, elle développe un jeu sympa avec pour thème l'irrigation Oasis

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Frustations de concepteur

Dans Geek par Iblitz - 10:04 - 02.07.2013

Tags : JDR, PNJ, Confession, Run Away

Depuis un certain temps je me pose des questions quand au degrés d'appropriation des jeux et des univers par les joueurs.

J'ai toujours apprécié quand un joueur ou un MJ modifie les règles ou occulte des passages obscurs pour les fluidifier. J'apprécie aussi quand certains éléments de l'univers sont mis de coté pour faire la lumière sur d'autres.

Je suis le premier à le faire, même dans mes jeux. Si je prend l'exemple de L5A ou de Warhammer, j'ai tendance à laisser de coté les menaces tel que le Chaos ou les Shadowlands pour centrer l'action autour des intrigues, des gens, et des querelles de clans. Je fais ressortir la bêtes plus tard pour oppresser... Pour les règles, je suis le premier à ne pas me servir de toutes et à en simplifier certaines, comme à Dying Earth où j'écarte volontairement certains points des règles de Rôles Play (qui sont unique !) pour me centrer sur le rôle play lui même.

Tout ça pour en venir sur un point qui me déconcerte un peu, l'appropriation des jeux par les joueurs. Souvent associé à une pratique excessive de certains jeux (D&D, Warhammer, Chtulhu...), les joueurs s'appuient sur le trio de caractéristiques suivant : physique, intellect, charisme et les considèrent comme indispensable à la résolution des actions pour les personnages, si l'une d'entre elle manque à l'appel ils sont perdu, et souvent considère le jeux comme déséquilibré ou mal conçu.

Pour ma part j'ai toujours eu un peu de mal en l'absence de caractéristique de "perception", mais ça ne m'a pas empêché de jouer des années à D&D qui trouve des solutions dans son système pour combler cette absence.

Dans d'autre jeux plus narratif, on aura une absence totale de compétences et de caractéristiques sociales ou d'investigations. Ces jeux cherchant à motiver les joueurs à utiliser leur cerveau plutôt que le chiffre inscrit sur leur fiche. Pour moi ce n'est pas un mal, il en faut. Mais il faut aussi que cela corresponde aux intentions de l'auteur et au jeu en lui même.

Pour ma part, on me reproche l'absence de "charisme" dans mes jeux. Mais est ce vraiment un bug, une faute, un déséquilibre ? Oui, si le jeu se borne aux apparences, comme D&D et où des pouvoirs liés à la prestance sont calculés sur ces valeurs, l'absence d'une telle caractéristique sera un défaut, le jeu étant trés cinématographique (pour ne pas dire Américain) et se base sur le charisme du perso pour calculer ces pouvoirs.

Pour moi une caractéristique de beauté ou de charisme impose un pouvoir "passif" sur les autres PNJ. Ainsi, une personne serait automatiquement séduite par un personnage ayant une forte valeur dans ce score ou toute tentative de séduction/politique sera une réussite par la simple présence du personnage. Mais qu'en est il de ses talents ? de la psychologie ?

Un personnage qui en impose mais qui reste relativement stupide ne sera un bon meneur d'homme que quelques minutes...., une beauté fatale sera incapable de discernement quand à l'impact de son "charisme" sur son environnement. Une personne dénué de sens comment, même avec tous les attribue physique possible et le charisme le plus élevé sera incapable de s'en sortir dans des intrigues de court et commettra bon nombre d'erreurs d'étiquettes, rendant inutile son "score" si précieux.

A défaut de charismes, un personnage peut séduire ou commander si ses mots sont choisis avec soins ? Ses actes peuvent parler pour lui et sa force imposera le respect. Il est tout a fait possible d'avoir des personnages charismatique, par leur actions, leur influence sur l'univers, les PNJ qui subissent cette influence, le scénario qui amène les personnages à être important. Faut il vraiment un score chiffré pour définir l'impact de la beauté et du charisme du personnage ?

Joueur ! tu es largué parce que tu ne sais pas si ton personnages est "beau" ? est-ce vraiment important ? Un personnage peut être beau sans être séduisant, et inversement ! On peut prendre l'exemple de Tyrion (Game Of Throne) qui n'est pas franchement beau, mais qui a, par ses actes et son apprentissage de la politique su se placer trés haut et développer un certains charisme. Un personnage peut trés bien avoir comme description " je suis super beau" et ne pas plaire aux PNJ qu'il rencontre, simplement parce que sa situation, ses compétences, ses possessions, son charme et tout ce qui fait l'attirail du jeu de la séduction n'est pas apprécié, et même crée des envieux.

Les MJ doivent assurer la modulation de ces talents/compétence pour que le système n'engendre pas de décalages incohérents entre ce que sont les personnages et leur impact sur le reste du monde.

L'exemple du charisme est un reproche régulièrement fait à Vivere. J'assume entièrement que cela puisse dérouter les joueurs et les MJ. Mais attention, c'est un choix. Je considère la séduction et le charisme comme un talent et non comme un attribut physique d'origine. On peut être beau et imposant sans pour autant être capable de maitriser cette apparence. Dés qu'on ouvre la bouche... le charme est rompu. De même si en face, les personnes manque de volonté, il seront forcément séduit. Et je pourrait citer d'autres jeux qui ne font pas usage du charisme dans leur caractéristique.

Libre aux joueur de remplacer le terme "volonté", par charisme, si ça les amuses, mais pour moi ce sont deux choses bien différentes.

Un autre point important, la rentabilité des "classes" et l'optimisation. J'ai toujours considéré que dans un jdr, un vrai, il était important d'avoir des personnages issuent de tous les milieux, tous les horizons et que le déséquilibre interne du groupe faisant la force de sa cohésion. Attention, cela ne s'applique pas à des jeux comme D&D4 ou Cops qui ont besoin d'un équipe soudé, que cela soit à cause du gameplay ou des scénarios qui visent l'équilibre du groupe et une répartition des points dans les classes.

Mais qu'en est il des joueurs qui ont l'habitude de chercher l'optimisation pour trouver la classe de personnage la plus rentable ? On m'a fait le reproche économique suivant : Un guérisseur passe son temps à acheter du matériel de soin pour chacune de ses actions de soins, il est donc moins rentable qu'un guerrier qui dispose de son équipement de base et qui n'aura pas besoin d'en racheter. Donc les joueurs joueront des guerriers.

C'est logique. Mais c'est la triste réalité des univers Med-fan.

Et qu'en est il des jeux où les profil/talents sont tirés aléatoirement (HawkMoon par exemple). Je vous donne l'exemple, d'un de mes perso ( oui je parle aussi de mes perso). Son seul talent était de savoir "lire" une langue disparu. Il faisant ça mal en plus et rien, dans son profil n'apportait un quelconque soutient à l'équipe. Il était lettré sans être compétent. Le hasar avait choisit. J'ai pourtant suivit le groupe, réalisé des actions, joué un bon nombre de scénarios du jeu où l'univers est sensiblement hostile à tout et où j'aurai du trépasser à la première égratignure. Est ce un personnage qui vous fait envie ? Comment expliquez vous que 70% des joueurs de R.O.B.O:T craquent pour le modèle Obsolète ? (même en campagne). Et Bitume qui propose de jouer des Enfants ? D&D, des gobelins ou des Corgis ?

Où est la liberté de créer un personnage, si les décisions des joueurs sont orienté par leur besoin de maitriser l'univers ?

Je conclurai avec le classique : il faut de tout pour faire un monde. C'est bien et c'est de circonstance. Mais que ces optimisateurs ne confondent pas Jdr et RPG console/Pc. Ce qui fait et restera la force du Jdr c'est tout ces paramètres imperceptibles que le MJ sera capable d'imposer aux joueurs pour leur proposer des menaces imprévues. Dans TOUS les jdr rappelez vous que : votre héros en armure flamboyante et au charisme redoutable, que votre connaissance des règles et du background, que vos calculs de probabilités autours de la rentabilité caractéristiques seront toujours mis à mal par l'inventivité de votre MJ.

Choisissez un jeu avec soin, ses règles seront toujours et souvent au service d'une vision particulière et d'un gameplay. N'appliquez pas vos habitudes de jeux aux autre jeux, les risques de briser la cohérence interne sont grand. Ne laissez pas non plus, ces habitudes devenir des critères de qualité dans l'appréciation des systèmes et de ses intentions.

Respirez, soufflez un peu. Trouvez votre jeux et amusez vous !

Moi, j'aime jouer des boiteux qui ont des illuminations soudaines et au destin tragique. Voila, je trouvera tellement plus héroïque de jouer des personnes qui luttent pour s'en sortir. Mais là c'est mon choix, et un univers comme D&D n'a pas ses intentions dans son système (et j'en ai joué des paladins vertueux en mon temps).

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Léporidés et compagnies

Dans Work par Iblitz - 10:20 - 01.03.2013

Tags : Lapin, cartes, Bunny, Bunnies, Run Away, cocktail-game, j2s

Parce que "Soon" serait un peu trop faible pour désigner l'imminence de la sortie du projet, je vais encore teaser à son propos.

Tout d'abord un éditeur pointe timidement le bout de son nez en ce qui concerne sa production (en indépendant comme en édition complète).

Ensuite, une illustratrice relève en ce moment même le défis pour créer l'ambiance graphique du jeu ! Attendez à quelques changements.

Et quelques sources à l'origine du projet histoire de faire patienter encore un peu :

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