La Couvée

Dans Work par Iblitz - 08:22 - 22.08.2016

Tags : JDR, Alien, Monsters, tyranids, Xeno

Le jdr des bestioles de l'espace

Le voila enfin exhumé et mis à jour. Un vieux projet perso qui s'est avéré être plus présent dans mon esprit que pas mal d'autres. Pour la petite histoire il s'agissait d'abord, il y a plus de 15 ans, de jouer à Starcraft mais en JDR (pas le 2, je parle bien de la première version du jeu). du haut de mes 17 piges j'avais déjà rédigé des dizaines de pages de règles pour jouer des Marines, des Zergs et des Protoss, chacun dans leur propre univers (on mélange pas les races, svp). Et il s'est avéré que le plus abouti et le plus joué des trois fut le Zerg.

Puis le mucus a coulé sous les ponts.
et c'est aujourd'hui avec une certaine fraicheur que je viens de pondre La couvée un jdr où encore une fois on jouera une créature de l'espace liées entre elles par une conscience collective. Pour certains, l'idée est impensable, pour d'autres on dirai Alienoïd (un jdr de 92 où l'on joue des grosses brutes alien infiltrés sur terres tentant de terminer une invasion).
Les différences sont pourtant énormes.

Couvée

Que joue-t-on ?

Contrairement à beaucoup de jeux, on y incarne une sorte d'Alien. A la croisé du Zerg, du Tyranide, de l'Arachnide (Starship Troopers) et du xenomorphe d'Alien (et plein d'autres que je ne saurai nommer. On est donc très proche de l'animal, exit les bipèdes pseudo humain ou la manipulation d'objets.
Le conscience collective est une mécanique de jeu autant qu'un élément de background important. C'est elle qui lie les individualités de chaque personnage et crée l'unité dans le groupe. Ici par de race défini, puisque nous jouont une race émergente et s'initiant à la conscience, elle ne porte pas de nom. Oubliez les Zergs et Tyranides par exemple, eux-même jusqu'a un certain point ignorent leur propre nom de race. Il n'y a qu'eux et les proies.
Pour plusieurs raisons :
éviter les redondances avec des noms connus.
éviter la recherche d'un nom de race comme les Xenonoïdes joufflues ou les Bursiflouz à pois.
éviter l'effet Kikoo du style "vous incarnez des ____, la race ultime de l'univers".
rester RP.

Création de personnage

La création de personnage est un élément important puisqu'il va se faire en commun. Au démarrage d'une partie/campagne aucun joueur n'arrive avec sa fiche faîte dans son coin. Ici la naissance des personnages fait partie du scénario d'introduction et de la mécanique de découverte. en terme de règles, les joueurs vont devoir partager une quantité de points définit et faire un achat pour leur personnage chacun leur tour. Il sera aussi possible d'acheter individuellement des tares génétiques pour gagner d'autres points

Libre aux joueurs de se mettre d'accords ou non sur les dépenses. Seront elles équilibrés ou complètement absurdes a eux de le décider. Laisser la responsabilité aux groupe entier de déséquilibrer la partie ou non va rapidement les sensibilisé à l'esprit de groupe.

De plus le jeu introduit un arbre technologique (arbre d'évolution) sur lequel se trouvent toutes les mutations que pourrait obtenir le groupe. Les personnages faisant partit d'une portée de créatures liées à la conscience collective, chaque mutation possédée par un de ses membre est connue des autres. Aussi il faudra faire des choix et des concessions pour que certaines branches de l'arbre se débloquent ou pour orienter le groupe vers un unique mode de résolution et de gameplay. Malgré cela de nombreux archétypes apparaissent et chacun y trouvent son compte.

La mécanique

La mécanique de jeu est basé sur les classiques "succès". C'est a dire, un résultat défini par les dés. Cependant la Conscience collective joue un rôle important là dedans. Je laisse Puky vous expliquer: Puky1 puky2 Certains nom présent sur ces images auront changé et ont déjà été changés

Le Background

Allons droit au but: Y'en a pas
Simple non ?
Ce choix est complètement réfléchi. Les créatures du livre sont décrite de manière générale histoire de se faire une idée de ce que l'on peut faire avec. Leur organisation, leur mode de communication de reproduction, etc.
Chacun se fait sa propre idée de l'Alien de ses origines et de l'univers dans lequel il évolue. Pour laisser les MJ s'emparer le plus facilement du jeu, aucune chronologie, race, historique, dieu ou scientifique ne viendrons justifier des éléments.
Le livre ne vous laissera pas tomber pour autant. Il s'auto-émule ou s'auto-hack tout seul.
En effet, une section du livre proposera des pistes de scénarios longs et courts pour guider les MJ hésitants. On y trouvera aussi des éléments descriptifs pour jouer dans des ambiances précises : Médiéval, Science-Fiction, Contemporain et Délirant (Onirique, Manga, Steam-Punk...). Les créatures existent dans presque tous les univers de jeux, pourquoi se limiter ? De plus, plusieurs alternative d'évolution et d'origine des créatures seront fournie afin de définir une organisation hiérarchique différentes à chaque table. Ajoutez y des listes de profils pour gérer ces différents éléments et vous aurez le nécessaire pour jouer.

Le tout dans un format réduit, une centaine de page, avec un scénario complet.

Mais il va falloir patienter encore un peu. En attendant, téléchargez le Kit de Démo et testez le !

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Mixels pour MFZ

Dans Geek par Iblitz - 14:34 - 10.08.2016

Tags : Wargame, Lego, Mobile frame zero, MFZ

Mes 6 articles précdents parlent de comment convertir un Mixel pour MFZ. Mais voilà on se retrouve avec des petits frames par toujours très pratique a utiliser.

Voici donc ce que j'ai réussi à faire avec les 6 Mixels. Frame1 Frame2 Frame3

Ainsi pour 24€ j'ai une équipe de 3 frames + 2 stations. la base pour jouer. Ils ne sont certes pas ultimes, car j'ai dû jongler avec le hasard des compositions et un mix de plusieurs familles. Avec des couleurs identiques il est alors très simple de composer des équipes a faibles coût. J'ai aussi appris plein de combinaisons de jointures articulés en réalisant ces frames.

Bref le mixel seul ou combiné est parfais pour MFZ à la fois pour démarrer mais aussi pour combiner les pièces avec des frames existants?

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Review Mixel 6/6

Dans Geek par Iblitz - 08:49 - 01.08.2016

Tags : Wargame, Lego, Mobile frame zero, MFZ

Aujourd'hui c'est le tour de 41564 alias Aquad: Face1

Le set contient ceci : Parts1

Avec ce kit j'ai réussi à faire ceci : Frame1 Frame1bis

Il porte les équipements suivant : Dir Dir Mvt White White

Un kit bizarre mais qui plutôt correct au final. J'apprécie particulièrement le canon d'épaule (qui pourrait être obtenu avec presque tous les Mixel, mais celui là possède deux tiles de 1x3 ce qui aide à reproduire les canons rails et d'autres choses encore.

Voilà c'était le dernier de cette série. Il ne reste plus qu'a voir ce qui est faisable avec ces 6 là pour composer une vrai team.

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Review Mixel 5/6

Dans Geek par Iblitz - 13:01 - 28.07.2016

Tags : Wargame, Lego, Mobile frame zero, MFZ, Mecha

Aujourd'hui c'est le tour de 41568 alias Lewt: Face1

Le set contient ceci : Parts1 Plein de truc très intéressant, mais en un seul exemplaire :(

Avec ce kit j'ai réussi à faire ceci : Frame1 Frame1bis J'étais pas très inspiré.

Il porte les équipements suivant : Dir Dir DD8 spot Mvt White White

Pour les amateurs de griffes et d'ornementation dorée ce kit est parfait. Les pièces et les couleurs ont ce qu'il faut pour une thématique SteamPunk. Très amusant aussi à jouer tel quel.

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Review Mixel 4/6

Dans Geek par Iblitz - 08:25 - 16.07.2016

Tags : Wargame, Lego, Mobile frame zero, Mecha

Aujourd'hui c'est le tour de 41566 alias Sharx: Face1

Le set contient ceci : Parts1 Plein de truc très intéressant, mais en un seul exemplaire :(

Avec ce kit j'ai réussi à faire ceci : Frame1 Frame1bis

Il porte les équipements suivant : art art Mvt White White

Celui là était très prometteur. Plein de pièces de la même couleur, des jonctions intéressantes, plein de plaques. Mais tout en un seul exemplaire ce qui a rendu difficile la confection. Si au final je m'en sort bien, c'est quand même un frame minuscule, avec un certain charme.

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Review Mixel 3/6

Dans Geek par Iblitz - 08:13 - 04.07.2016

Tags : Lego, Mobile frame zero, MFZ

Aujourd'hui c'est le tour de 41567 alias Skulzy: Face1

Le set contient ceci : Parts1 Plein de truc très intéressant, pour ceux qui aime le blanc le rouge et les connexions.

Avec ce kit j'ai réussi à faire ceci : Frame1 Frame1bis

Il porte les équipements suivant : Cac Cac Defense Spot White White

Au début j'y croyait pas. L'allure du kit ne me donnait pas vraiment d'idée, et puis finalement à mesure que je le faisait, il y a eu plein d'idée. De quoi faire une belle station et un frame de bonne taille (aussi gros qu'un chub). et plein de pièces en rab.

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Review Mixel 2/6

Dans Geek par Iblitz - 09:49 - 25.06.2016

Tags : Mobile frame zero, MFZ

Dans MFZ ce qui est cool c'est qu'on peut faire a peut près n'importe quoi avec n'importe quel kit. Ces articles sont aussi là pour illustrer le fait qu'on peut démarrer MFZ pour vraiment pas cher. Aujourd'hui c'est le tour de 41563 alias Splasho: Face1

Le set contient ceci : Parts1 Les pièces intéressantes sont assez peu nombreuses à mon gout. Il compte plein de pièces plutôt volumineuses. Dans le fond, celui-là est peut être bien meilleur pour faire une station.

Avec ce kit j'ai réussi à faire ceci : Frame1 Frame1bis

Il porte les équipements suivant : Tir direct Defense mvt spot White White

Pas de Rab avec celui là, cependant il est plus volumineux que le précédent et en impose par son arme et son système défensif.

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MFZ : Le Chub

Dans Geek par Iblitz - 11:57 - 22.06.2016

Tags : Lego, Mobile frame zero, MFZ

Beaucoup me demande, ça coûte combien un frame ?
A ça je répondrait environ 6€, en se débrouillant bien on peut en avoir un pour 5€, mais il faut voir à ne pas dépasser ce prix. Pourquoi ? parce qu'il se base sur le "golden Ratio" soit environ 0.08€ par pièce pour un set Lego en général.

Pourquoi parler du Chub ? Parce que c'est le modèle emblématique de MFZ et qu'il est décliné sous de nombreuses formes. Il sert aussi de référent quand il faut mesurer la taille d'un modèle pour l'échelle standard du jeu. Il n'y a qu'a voir la tonne d variante que l'on trouve sous Pinterest, Google image et autre... Notre Chub que voici contient 68 pièce (il coute environ 5.44€) Chub Chub C'est un chub de base, sans équipements.

Voici la liste des pièces, ne vous reste à qu'a sélectionner les couleurs. Chub Chub - 2540 x1
- 2555 x8
- 2654 x1
- 3023 x3
- 3024 x5
- 30602 x1
- 3062b x1
- 3070b x6
- 3700 x1
- 3794a x2
- 3839b x1
- 4032b x1
- 4070 x4
- 4081b x3
- 4599 x4
- 4740 x5
- 48729 x2
- 54200 x1
- 6141 x14
- 6019 x1
- 4733 x3
Pour se procurer les pièces, c'est simple, j'utilise Brick link Et pour le monter, la notice est dans le livre de règle !

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Review Mixel 1/6

Dans Geek par Iblitz - 10:41 - 18.06.2016

Tags : Lego, Mobile frame zero, MFZ

Dans MFZ ce qui est cool c'est qu'on peut faire a peut près n'importe quoi avec n'importe quel kit. Ces articles sont aussi là pour illustrer le fait qu'on peut démarrer MFZ pour vraiment pas cher. On attaque avec 41569 alias Surgeo : Face1

Le set contient ceci : Parts1 Les pièces intéressantes étant les jonctions en croix, les slopes et quelques petites pièces que l'on retrouve dans presque tous les Frames.

Avec ce kit j'ai réussi à faire ceci : Frame1 Frame1bis Il porte les équipements suivant : Tir direct Tir direct mvt spot White White

Et il restait même du rab pour faire une station moche. Station1 Ce qui me semble plus idéal pour faire des stations car il contient 2 plaques de 4x4 et quelques accessoires.

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Vivere-jdr qu’est ce que c’est ?

Dans Work par Iblitz - 20:07 - 30.05.2016

Tags : Vivere, JDR, Space fantasy

Mon jdr Vivere, est un univers de Space-Fantasy.
Vous allez me dire, il en existe déjà plein, et le Space-opéra est un genre qui s’y rapproche bien plus, pourquoi nous faire ça ? Ce qui différencie Vivere d’un autre Space-Fan, c’est son approche. L’univers décrit présente un background fait d’évènements mêlant de la fantasy classique. Dieux, égo, magie, guerre, symboles. On y trouvera ensuite des éléments de SF classique liés à l’exploration spatiale et la science. Aussi c’est un univers de fantasy qui laisse doucement sa place à des éléments de SF. L’humanité étant la composante principale de cet univers, il est naturel qu’elle supplante doucement la fantasy. Vivere présente une époque où des choix vont devoir être faits, celui d’aller de l’avant ou rester dans ses traditions.

BannerVivere

Ce jeu se compose de trois objets: Le livre de base L’écran du MJ Le supplément de contexte

Le livre de base
C'est un outil d'introduction à l’univers pour les joueurs comme pour le MJ. Il contient les règles et la création de personnages. Il se veut court et concis pour aller droit au but sans se perdre dans des détails triviaux qui alourdiraient une introduction.

Son but est de pouvoir circuler facilement entre les joueurs pendant une partie pour répondre aux questions des joueurs sans intervention du MJ ou encore de laisser les joueurs vérifier des trucs sur leurs personnages et la création sans devoir feuilleter un manuel de 300 pages, lourds et plus difficile d’accès.

Ce livre a été pensé (du moins j’ai fait ce que j’ai pu) pour être utilisable sans les autres éléments de la gamme.

L’écran du MJ
Ras. C’est un écran du MJ. D’un côté c’est beau, de l’autre y’a des règles. et il y a même un scénario avec.

Le supplément de contexte
Ce dernier ne porte par encore de nom, mais il fera le double de page que le précédent. 200 pages uniquement dédiées au contexte.

C’est un plus gros volume pour enrichir de détails historiques importants qui n’ont rien à faire à la création de personnages. Pensez-le comme un manuel du MJ. Ce n’est pas que les joueurs ne doivent pas y avoir accès, mais ils ne devraient pas y avoir accès immédiatement. Ne serait-ce pour gagner du temps pendant la création de personnages et leur épargner des dizaines de pages de lecture juste pour le choix du culte.

Il contient aussi des éléments de règles pour jouer aux élus, un bestiaire supplémentaire et les règles liées au Fléau et quelques “secrets”.

Pourquoi ce choix ?
D’une part, les gros livres m’ennuient. Le but, comme expliqué précédemment était de sortir un petit ouvrage destiner à introduire le jeu, puis de le compléter. Ceux qui espéraient tout avoir d’un coup devront patienter. Je ne suis pas la structure éditoriale qui permet un financement et une production rapide. Vivere est un projet lourd, mais que j’entends bien terminer.

Si l’expérience avait été un flop, je n’aurai pas continué, l’écran n’aurai pas vu le jour et le supplément serait resté à l’état de fichier doc. Mais ce n’est pas le cas, donc je termine.

De plus, j’ai eu de nombreux retours qui me permettent d’enrichir le supplément d’éléments additionnels qui aideront les MJ.

L’esprit “Vivere”
Le contexte politique de Vivere est limité dans le temps, c’est-à-dire que sa finalité n’est pas définie. Aux futurs MJ d’en décider. Il dépeint un instant T, une accalmie temporaire lorsque l’humanité reprend son souffle. Quand elle décide Vivre plutôt que de se battre. Ce sont les choix des joueurs et des meneurs qui feront qu’un culte l’emportera politiquement, que le Fléau se libérera (ou non), que les Dieux reprendront le contrôle ou que l’humanité finira par se débarrasser de tout ça… ou complètement autre chose.

Il fut un temps où j’avais en tête plusieurs alternatives de “Fin” possible, comme s’il était possible de remonter le temps. Mais tout cela est fini. Je préfère que l’univers reste coincé dans cette période de transition technique et mystique, c’est là tout le propos du jeu au final.

Des scénarios ?
Certainement ! ce n’est pas dans mes priorités actuelles, mais ils viendront, plus tard c’est certain. J’ai plusieurs ambiances en tête que j’aimerai dépeindre pour faire vivre tout ça. Mais pour l’instant pas de campagne. Les Meneurs doivent se laisser porter par l’univers et les joueurs de chercher à le découvrir. D’une part parce que je ne souhaite pas que les MJ se sentent brimés, mais aussi parce que je ne souhaite pas orienter leur lecture vers un culte précis ou un scénario qui irait vers un affrontement final avec le Fléau (ou toute autre menace attendue dans une campagne). Le JDR c’est avant tout une question d’appropriation, de création et d’ambiance dans le groupe.

Et en bonus ce que devrait contenir ce fameux supplément de contexte : Note d’intention
Sommaire
Introduction
Le Griffon et ses colonies
Phénix et ses colonies
Hydre et ses colonies
Chimère et ses colonies
Dragon et ses colonies
Loup et ses colonies
Licorne et ses colonies
Licorne noire et ses colonies
Les colonies indépendantes
Hurvisis
Quaternis
Fan-darnis
Vorbalien
Lanpo
Les transports
Aide de jeu -> comment piloter
Aide de jeu -> temps de voyages
Explorer l’univers
Complément de bestiaire (20 bêtes en plus)
Les élus
Le Fléau (des bêtes en plus)
Les rejetons (et encore des bêtes en plus)
Les Sans-Dieux
L’échiquier politique (sorte d'aide de jeu pour y voir plus clair)
La Guerre
Le Minosys
La magie (et on termine en disant du mal des Dieux)

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Je vais terminer en râlant encore un peu.

Dans Divers par Iblitz - 08:09 - 23.05.2016

Tags : JDR, Confession

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Car si, il serait facile d’écrire un jdr comme dans les années 90’, puisque c’est la norme est c’est ce que le publique attend. Il est très complexe de rédiger du jdr moderne rapidement pour qu’il soit novateur et le reste (au moins le temps de la mode). C’est d’ailleurs très amusant de voir que certains auteurs de renom se jouent des conventions et les font tester sans cacher leur travaux (là où les éditeurs cachent leur projet pour éviter qu’on les copies… et pour finalement nous pondre une copie de ce qui existe depuis 20ans). Rester tendance est un art subtile et la boule de cristal n’a pas encore été inventée.

C’est bien de ces auteurs indépendant et ouvert à la critique que je compte m’inspirer, car ils tractent en avant le jdr et font bouger ce vieux monolythe.

En parlant de monolythe. Il en est un aussi gros que le format du jeu : les habitudes. J’ai expérimenté cela au cours de ma campagne de Vivere (2 ans de jeu à un rythme effréné avec des joueurs grosbills sans scrupules). Cette campagne c’est involontairement transformée en bac à sable et m’a contraint à laisser derrière moi mes habitudes de jeux. Vous savez, la routine du “ je prépare mon scénario, mes joueurs suivent le scénario, je fais je prépare le scénario suivant...” Démarrer la partie avec un joueur qui vous annonce d'emblée que son personnage est capable de faire tomber les croiseurs stellaires d’un seul regard, vous oblige à revoir le curseur d’héroïsme des parties.

Privateer press disait : We didn't set out to reinvent the wheel with this game. We just armor-plated it, covered it with spikes and rolled it over your grandmother's house. En gros, “on a pas réinventé la roue, on a y juste ajouté des plaques d’armures couvertes de pointes et on l’a lancé sur la maison de ta grand-mère…” Subtilité quand tu nous tient. C’est donc comme ça que ma campagne s’est déroulée. Une fois en miette, mais mis au défit par mes joueurs, j’ai stoppé la routine, j’ai joué leur jeu mais coté MJ.

Finalement, coté marché du jdr, ces habitudes de jeux, sont liées à une pratique soucieuses de l’équité entre les personnages. Les joueurs cherchant toujours à ce que leur personnage soit le plus fort mais tout en respectant un équilibre entre les personnages du groupe.
Equilibre impossible à mettre en place dans la plupart des jeux tant la gestion des points d’expérience, les contextes et les pouvoirs apportent des ouvertures narratives différentes. Depuis toujours, pour tous les jeux.

Et pourtant, comme dans un jeu vidéo les joueurs n’aiment pas avoir un personnage cheaté et iront s’en plaindre (ou non) au MJ, au Groupe, au club, à l’éditeur, à l’auteur. Heureusement de plus en plus les ouvrages de jdr modernes se veulent rassurant et expliquent que ce n’est pas grave d’avoir un grosbill à sa table, qu’il faut avant tout créer du récit, faire avancer l’histoire, créer du jeu et des rebondissements. Ces ouvrages sont d’autant plus rassurant qu’ils guident vers une gestion sereine de sa table même si elle est remplie de gros bourrins. Les joueurs et MJ, coincés dans la certitudes que le créateur du jeu à équilibré sa machine s’en remettent au livre seul et espèrent que cet équilibre se fera de lui même au sein du groupe… mais c’était sans compter sur le joueur qui ferait ce qu’il peut pour se faire plaisir et briser tout ça en trouvant LA faille. Au final on obtient d’un coté des joueurs refoulés des tables de jeux et de l’autre des MJ frustrés dont la campagne à été réduite en miette juste parcequ’ils n’ont pas eu le cran de se remettre en question, se basant sur des profils et des statistiques qui les réconfortaient et qui ont été surpassés par l’ingéniosité des joueurs. Je suis content de voir qu’il existe des auteurs avec de tels intentions. Des auteurs qui, par leur influence, tordent le cou aux habitudes de jeux les plus encrées et cherchent à décontracter le rôliste sur ses pratiques. Certains livres ont même plus de conseils de jeux que de règles. Ces livres brossent l’ensemble des pratiques et vont aider les MJ débutant. D’autres livres, moins ludique seront de beaux almanacs plein de conseil précis délivrés par cette catégorie d’auteurs bien content de transmettre ce qu’ils savent à autre chose que des fans de vampires.

On trouvera aussi des jeux moins académique et décriés par certains. Ces jeux très spécialisés orientent vers des pratiques de jdr unique et qui découragent ceux qui auraient voulu en faire autre chose. On parle d’expérience ludique précise. Le Hack, une pratique courante de tout bon MJ, devient de plus en plus tendance jusqu’à ce que des livres émergent s’affichant comme tels !Alors que dans le milieu de l’édition on se travestit pour se faire passer pour novateur).

La génération qui découvre le jdr aujourd’hui, le font avec internet et ses podcasts video et audio. Très peux passent par la voie du Wargame ou encore par le livre. Il veulent des choses rapides, ludiques et pouvoir en changer aussi facilement que possible. Et en plus, ils n’ont pas d’argent. La communication se fait mal, et peu de nouveau en viennent a découvrir le loisir. Le gros problème de l’attractivité du jdr vient du rôliste lui même. Une grosse partie des joueurs est liés a de mauvaises habitudes de jeux et aussi à une façon de présenter leur loisir qui fait peur à tout les curieux. Entamer la conversation par un : “Tu verras on met que 5h à créer nos perso, c’est facile.” ne produit pas l’effet attractif souhaité.

Et voilà mon dernier point. Le jdr, c’est avant tout une question d’auteurs et d’égos. Une grosse majorité d’entre eux sont restés coincés dans des habitudes de jeux d’un autre temps et continus de produire comme si internet n’avait jamais existé. D’autres ne se conforment pas aux vagues et expérimentent des jeux, des outils et parfois seulement des concepts, quitte à ne plus du tout être dans le jdr, mais dans une forme expérimentale pas toujours simple à appréhender.

Il faut, comme pour le cinéma, considérer le travail des auteurs et leur point de vue. Arrêter d’exiger d’un jeu ce qu’il n’est pas ou ce qu’il ne peut pas produire quand les intentions sont ailleurs. Un jeu a ses propres intentions ludiques et narratives, il propose une expérience précise, qu'elle soit nouvelle, oldschool ou néo-oldschool. C’est un vecteur d’histoire aux intentions précises. C’est là que l’on retrouve l’auteur et son égo, puisqu’il écrit les règles et l’univers de jeux avec un objectif unique. C’est cette direction, souvent liée à des choix artistiques qui font des jdr indépendant, une catégorie de jeux subtiles qui ne demandent qu’a être découvert. Mais forcément cela demande aux joueurs un effort supplémentaire pour imaginer autre chose qu’un poulpe trans-stellaire et des dragons rouges…

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Et moi dans tout ça ?

Dans Divers par Iblitz - 07:26 - 16.05.2016

Tags : restart, robot, jeux vidéo, Geek, Vivere, JDR, Space fantasy, Work in progress

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Je me suis toujours distingué des deux premières mouvances ayant pris le parti de jouer comme je l’entends.

Je dirai que hormis Vivere, mes créations sont plutôt orientées ludique certain même pourrait reprendre des éléments de gameplay issu du jeu vidéo. Comme me le fait souvent remarqué Exire : Le jdr gagnerai à s’inspirer du jeu vidéo d’aujourd’hui.
Il y a tant à apprendre des fils du jdr d’aujourd’hui de par leurs intentions de simplifier et revenir à l’essentiel.
Mais attention, nous ne parlons pas de la production AAA pétrie de consumérisme (même si certains font un effort), mais bien de la scène indépendante, qui déborde de bonnes idées. Le débat pour définir si le jeu vidéo pourrait être une forme d’art n’a jamais été aussi d’actualité sur les forums aujourd’hui grâce à eux.
En regardant de plus près, les écrans des jeux vidéo actuels sont de moins en moins couverts de chiffres ou d’icônes, ils laissent place à l’immersion du joueur dans l’univers du jeu. Nous rappelant par à-coup ses « caractéristiques » par le biais d’écrans incrustés dans l’équipement du personnage ou d’icônes qui disparaissent en un instant.
Le jdr moderne ressemble à cela, la fiche de personnage est concise, sans artifice, une ligne suffit à comprendre l’enjeu statistique de l’instant et les calculs ont disparu. Il ne reste que les joueurs et leur MJ.

Les jeux de plateau/société ont eux aussi transmis leurs codes au JDR. Des jetons, des dés spéciaux parfois, des récap » des manœuvres possibles en combats et j’en passe. C’est plus lourd, mais cela souligne une interface visuelle efficace et très appréciée des ludistes.
Le tout au service de l’immersion et de l’histoire.

Je n’ai peut-être pas encore réussi à traduire tout cela en mécanismes concrets pour du jdr. Mais je pense que je touche du doigt mes objectifs perso.

Parce que mon travail dans le jdr essaie d’aller dans ce sens. En tant qu’amateur du média vidéo ludique comme de films de genre je m’attache à ce que mon travail de narration et de composition de règle s’imprègne de ces codes.
Le plus difficile est de faire cohabiter ces intentions ludiques avec des pratiques modernes et innovantes.
Du coup je suis coincé entre deux courants tout en restant très simulationiste sur la résolution de beaucoup d’effet. J’aime appliquer des règles spéciales, certainement un héritage de Warhammer et du jeu vidéo car j’aime l’aspect coloré que peut avoir la différenciation entre des effets de brulure, de froid ou électrique. C’est un format iconique que l’on retrouve un peu partout dans les rpg et quelques jeux d'actions (Megaman ?...). Le cœur des règles est loin d’être aussi pointilleux ou précis. Laissant une libre marge d’application des effets ou ne se préoccupant pas de gérer les situations trop spécifique. Un flou ludique volontaire pour gagner du temps.
Les mécaniques de points d’expérience se veulent aussi intégrées au jeu de manière plus narative. Dans R.O.B.O:T il s’agissait d’une valeur monétaire une « prime » que les PJ devaient gérée pour s’acheter des pièces en plus, mais qui pouvaient être réduite par les corporations an cas de dommage collatéraux trop important. Il y avait un impact entre le gain d’xp et les méthodes employées en mission.

Dans « The Brood » (ou quoi que soit son nom futur) les points sont récoltés sur les ennemis et peuvent être échangés ou perdu par les PJ. Il y a une gestion communautaire. Les schémas d’évolution se font via des arbres de technologies que l’on retrouvera dans divers jeux vidéo d’aujourd’hui et qui sont extrêmement populaires ou des listes ouvertes à toutes les optimisations.

Dans ls deux cas je conserve l'aspect que j'apprécie le plus, la création de personnage et leur évolutions statistique. De plus, je préfère une histoire et du "jeu" à une simple manipulation de pions, mais les deux doivent rester imbriqués. J'ai toujours eu une préférence pour les systèmes dédiés avec une sémantique adapté à leur univers.

Si l'on reviens sur les jdr à l'ancienne... même aujourd'hui la gestion des points d'expérience, se fait toujours de la même façon. Le MJ annonce "vous gagnez des points d'xp" et pouf on est plus fort. On ira ensuite se référer à des listes limitatives d’options définis pour des classes, races, professions. Un stéréotype sans saveur, qui transpire la nostalgie et n'apporte pas de réels nouveauté ludique... en 2016.

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Mes goûts et mes couleurs

Dans Divers par Iblitz - 07:56 - 09.05.2016

Tags : Avant, retro, Conv', JDR, Confession, joueurs, Warhammer

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Je n'écrirai plus de la même manière.
D'une part, parce-que la forme d'un tel projet (Livre de base + écran + livre de background) est très volumineuse et coûte beaucoup de ressources (illustrations, relectures, temps, écritures, design, test, équilibrage...) et d'autre part, parce que c'est chiant. :D
Je me rend compte que c'est cracher dans la soupe de la part de quelqu'un ayant a peine terminé une campagne de Warhammer v2 qui dura un an, et pour avoir écrit un univers du même type dont le système de règle en est fortement inspiré.

Banner2 Mais il faut voir aussi que cette façon de jouer relève de l’habitude, de la routine et surtout qu’elle vieillie avec nous. C’est bon de jouer au jdr comme il y a 15 ans, c’est rétro, c’est fun on y prend du plaisir car c’est une façon de jouer très conviviale. Mais elle reste une méthode de jeux “à l’ancienne” que l’on continue d’éditer et de produire, comme si quelque chose nous retenais en arrière.

Je me rend compte que les univers avec plus 10 pages de présentation de races, de divinités, de cultes, de pays et autres propositions pré-remplies me saoule. Elle sont souvent le résultat de plusieurs années de campagnes perso retranscrites pour d'autres joueurs et non des créations originales, insiprés avec un fond et un propos. Jouer par procuration les évènements et les choix d'autres joueurs et de MJ me dérange beaucoup. Observez tous les jeux sortis via les financements participatifs ces dix dernières années et vous verrez qu’au moins la moitié sinon les ¾ sont des productions de ce genre. Le problème avec cette vague d’auteurs, dont je fait partie, c’est qu’il crée tous la même chose chacun dans leur coin. Au final on reprend un classique déjà réédité quatre fois.

Ces financements ont permit l’émergence d’un pléiade de jdr quasiment identiques sur la forme (multi race, pseudo innovations imitant le nain, l’elfe, le truc volant et le gobelin..) quand d’autre se sont simplement lâché en faisant des choses en vogue… du zombie et du SteamPunk. Un triste constat d’un milieu qui n’arrive pas à se renouveler. Mais ici, je ne parle que de la production francophone, si l’on regarde au delà de nos frontières ont découvre un tas de jeux super intéressant.
Quelques éditeurs ont essayé de traduire des ouvrages étranges pour tenter de nouvelles choses ce qui prouve une volonté d’apporter un vent frai sur ce marché. Mais difficile de faire plier les plus gros toujours au chaud dans leur background de suffisance.

J'entre doucement dans la phase où finalement l'univers importe peu, pourvu que l'on s'amuse et que les rebondissements soient nombreux.
Avec un marché du JDR figé dans un format de produit unique (livre de base, livre de joueur, livre de mj, extension de contexte, campagne) et un mode de consommation basé exclusivement sur le manque d’imagination des joueurs, c’est à dire : Tant que l’éditeur fournira des scénarios le jeu pourra être joué, en clair, les MJ n’inventent plus rien et se limitent à leur seules acquisitions. C’est triste pour un loisir qui se veux ouvert à tous les dérapage et à la création de récits.
La taille de l’objet est elle aussi une contrainte de taille, habitué à son A4 illustré et rigide qui rentre bien dans sa bibliothèque, l’objet s’est sacralisé, faisant de la version collector une espèce de relique indispensable. J’en possède quelques unes, mais au final le but est de jouer avec … alors on achète aussi la version de base pour pas abimer la première.
Et au prochain déménagement, tout le monde sur Ebay.
Le marché s’est ouvert il y a quelques années à des format plus petit (lettre, B5, A5, poche… voir carrément brochure et A6…) mais là encore une fois, difficile de prouver sa valeur quand on est tout petit en taille.
Le rôliste est devenu un consommateur baveux qui se ru sur le moindre foulancement (de préférence organisé par un éditeur dans le besoin) pour peu qu’il y ai des marques pages et des posters.

Le jdr à réussi à devenir lui aussi un loisir onéreux pour celui qui se contente des objets avant leur contenu.
D’un point de vue système et mécanique ludiques le marché actuel impose un niveau d'exigence et de maîtrise importante. Il n'y a qu'a voir ce qui est considéré comme "simple" pour certain quand d'autres craches sur des règles "simplistes"... L'éternel débats des rôlistes.
Entendre le MJ d’une démo de Shadowrun ou de Earthdawn commencer par “Les règles sont simples” me fait doucement rigoler...
Les univers sont lourds, assortis de tonnes de détails souvent inutiles, bloqués dans une seule trame historique (et donc guidant vers la même fin) et avec des systèmes de règles parfois piochant dans ce qu’il y a de meilleurs pour créer une soupe disparate sans réels sensations.
Pour le coup j’en reviens à jouer rétro, c’était rustique et souvent plein de bug, mais au moins ça goûte la Madeleine©Proust

Les réelles sensations en partie ne sont pas apportées par le background, mais par ce que les joueurs et le MJ en font.
Toujours.

De ces constats s'est créé le besoin de codifier et classifier les genres de jeux. La guerre entre narrativisme et le simulationisme disparait doucement aujourd’hui mais elle a définit les frontières ludiques et créa de violentes rivalités entre les différents partis. Les extrémistes de ces branches intellectualise leur loisir à outrance quand de l’autre coté on s’acharnent a acheter tous les suppléments de leur gamme et recommenceront à l’édition suivante sans regarder ce quelle contient ni même la jouer.

Une troisième mouvance est apparu et nous vient des US. Favorisant les formats court et expérimentaux, revenant sans hontes aux bases de ce qui nous plait dans jdr (porte piège monstre trésors XP) et surtout adapté aux rôlistes d’aujourd’hui, ceux qui s’en foutent et qui n’ont pas que ça à faire.
Ce troisième mouvement presque underground commence à peine à faire parler de lui, je n’ai pas encore vu en convention (sauf par les auteurs vraiment actifs) proposer une table de Dogs in the Vineyards ou de 3:16. C’est un peu comme proposer une partie de MFZ à des joueurs de Warhammer Battle… vous verriez leur tronche, c’est formidable.

Et pourtant cette 3eme vague a apporté de nouvelles habitudes et surtout des bonnes pratiques qui se répandent tel un virus dans les deux précédentes. Mais ça ne suffit pas à transformer le média.

C’est plutôt une bonne chose dans le fond, même le vieux Dragon5 (et ses contrefaçons françaises) a hérité de ces dernières et se cache bien de le dire. Ils viennent alors nous en vanter les mérites comme s’il s’agissait d’une innovation de leur part.
Le publique lui, n’y voit rien, absorbe et vénère ces objets aux belles couvertures dont le contenu, souvent de qualité lui aussi, nous est vendu avec des arguments commerciaux de la plus haute hypocrisie.

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Vivere est un vieux jeu

Dans Divers par Iblitz - 08:37 - 03.05.2016

Tags : restart, Avant, retro, Conv', Vivere, Warhammer, 40k, JDR, Space fantasy

Voilà bientôt 15 ans que je pratique le jdr et contrairement à beaucoup de cette époque, je n’ai pas démarré avec l’Œil noir et ce n’est que très tard que je me suis expérimenté à D & D (3.5 d’abord puis V2). J’ai commencé par un bon gros Warhammer 1 des familles avec pour seul bagage quelques LVDH (livre dont vous êtes le héros) et quelques années de wargames divers Warhammer Fantasy battle bien sûr, 40k V2 et un peu de Confrontation.

Banner

Avec ce démarrage plutôt hardcore j’ai continué, MJ d’abord et très peu joueur (mes potes étaient des feignants et seuls quelques un ont osé des univers originaux comme L5R ou Trauma). Je suis rapidement passé côté création et n’en suis pas encore sorti. À la sortie de Vivere j’ai fait la rencontre de nombreux auteurs, beaucoup n’ont fait que me toiser de haut ou on détourné le regard (mais ça, c’est du classique chez les auteurs frustrés d’avoir accouché de la dernière merveille du monde). Mais d’autres par contre se sont approchés et ont laissé des critiques, parfois pertinente parfois complètement en dehors de mon scope.

C’est au détour d’une bière aux Anthinoises qu’un certain Eric N. me lâche : t’écris comme dans les années 90.
J’ai bien mis deux ans à la comprendre. Ignorant alors ce que pouvait être la scène indépendante actuelle et baignant dans les tréfonds des jdr amateurs des plus classiques. J’ai très mal pris cette critique.
Puis quelques secondes plus tard, j’ai senti qu’elle était pleine de sincérité et sans arrière-pensée aucune (enfin j’essaie d’y croire vu l’animal).
C’est une remarque que j’avais aussi reçue de la part de mon premier Éditeur (feu Studio Mammouth).

Car oui, Vivere a bien été écrit comme je concevais les jeux à l’époque et transpire de mes habitudes de jeux.
Pour moi il est un peu plus récent que ces années 90, mais force est de constater que les vieilles habitudes ont la dent dure et que quasiment toute la production mainstream y est restée coincée.
La scène indépendante aussi d’ailleurs.

Le constat est sévère, le public qui achète et qui joue n’a pas changé ses habitudes de jeux en presque 20 ans de pratique. Il reste encore dans ces années où un bon pavé de 500 pages justifie sa qualité éditoriale.
Je constate des évolutions dans les pratiques populaires des jdr que depuis quelques années. Disons que depuis 2010 ça bouge vraiment et des titres font leur apparition de façon concrète (OSR, Apocalypse world, Dragon de poche, et j’en passe et des expérimentaux).

Si vous prenez en main Vivere ces derniers jours, vous vous en rendrez compte très vite. C’est un « vieux jeu » écrit comme si le bug de 2000 n’avait pas encore eu lieu. C’est cette sensation de nostalgie qui est à ajouter à l’ambiance du jeu.
Mais qu’est-ce qui fait de Vivere un jdr Oldschool, mais pas que ?
- L’absence de classe
- La souplesse des combinaisons carac+comp
- La génération à la volée des malus/bonus
- un seul type de dés
- un background orienté bac à sable plutôt que révélations

Dans certains de ces aspects ouvert, je suis assez fier de sa conception, dans le sens où je crois, qu’elle apporte des éléments de jeux plus modernes que l’époque dans laquelle le tout semble avoir baigné.

Je n’écrirais plus de la même manière.

A suivre 2/4...

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Pourquoi m'inviter en convention ?

Dans Divers par Iblitz - 14:43 - 03.02.2016

Tags : convention, Geek, JDR, Work in progress, Confession, joueurs

Voici un petit article a l'attention des organisateurs de conventions et autres évènement ludique (principalement rôliste).

  • Tout d'abord je suis un auteur sympathique. C'est a dire que je me déplace avant tout pour parler de mes projets et partager sur le sujet. Certes je parlerai surtout de mes jeux, car c'est pour ça que je me déplace. Je suis ouvert à la discussion et beaucoup ont déjà papoté avec moi sur plein d'autres sujets (création, littérature, musique, théorie ludique, etc). Il m'arrive aussi de dire du bien de mes voisins.

  • J'ai un stand simple et pas ostentatoire. Hormis la grosse affiche pour Vivere que je me trimbale, il n'y a rien qui brille assez sur mon stand pour en faire une boutique et forcer la main des curieux. De plus, j'ai surtout tendance à orienter ceux qui s'approche de moi vers mes quelques projets gratuit, voir à donner des conseils pour pirater mes propres produits...

  • Je fais des démonstrations. C'est selon la fatique. Mais je fais jouer les jeux que je présente ou développe. Il suffit de me demander. De plus je peux aussi mettre en place des démos continues de jeu de carte.

  • Les parties que j'organise sont modulable selon l'évènement et le public. de 30min à 5h par exemple. J'adapte les scénarios que je prépare (oui ça m'arrive) si j'ai affaire a une tablée de débutant, d'enfants ou de rôlistes confirmés.

  • Je me déplace et je paye mes déplacements (j'apprécie les défraiements aussi). C'est rare dans ce milieu, mais en tant qu'indépendant il faut se forcer pour se faire connaitre. De plus j'estime que toutes les conventions n'en ont pas les moyens. Et dans ce cas je préfère en parler. Quand une convention est cool, je fait un effort et parfois, j'y retourne. Dans une certaine mesure, je reste dans le nord de la France et surtout en Belgique mais il m'arrive d'aller plus loin.

  • Je consomme sur place. Et je mange pas mal en plus. Soyez assurés que j'irai souvent vous voir à la buvette.

  • Je donne des lots aux tombolas ou aux clubs. Dans la mesure du possible, j'essai de laisser un exemplaire de mon jeu aux orgas. Et si j'oublie, il suffit de me le demander, je ne mord pas.

Bref, si vous soulez que je vienne vous voir, invitez moi ! ;)

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